Bio-éthique: Les écologies et leurs dérives
Le problème est que je n'ai pas été étonné des attaques contre Vasella comme Samia l'a été. J'ai souvenir, de longue date, des marquages dont a été victime une de mes anciennes boss quand le labo a été équipé d'une animalerie moderne pour le confort des animaux : bagnole rayée, tags sur les murs de sa maison. Rien de grave, que du très agaçant.
Mais c'était en France et il y a presque 25 ans… Pas étonnant qu'aux USA et de nos jours ça aille plus loin. Il est heureux qu'ils n'en sont pas à tirer sur les gens parce que Dame Nature leur a parlé dans leur tête. Ca va venir, des allumés il y en a partout.
Il est toujours intéressant de jauger les gens par leurs réactions. Il y a quelques jours il y a eu l'annonce de l'utilisation de C. elegans pour les tests antibiotiques dont l'étude de toxicité nécessite un eucaryote multicellulaire. Deux types de réactions autour de moi, les uns ravis qu'un nouveau test diminue les besoins de test sur les rongeurs, un premier tri étant fait chez C. elegans. Une de mes voisines, écologiste/végétarienne et pet-être membre des PETA (je la soupçonne mais nous n'en avons pas discuté de ça, je ménage ma pression artérielle) a eu une réaction amusante : "vous n'arrêterez jamais vous les scientifiques tant que vous n'aurez pas torturé tous les animaux de Gaïa". Gaïa prononcé avec un G très majuscule.
Nous avons eu une discussion courte qui l'a énervée suffisamment pour quitter la terrasse du café sans avoir fini son thé du matin, ce qui ne lui ressemble pas. C'est peut-être parce que je lui ai dit qu'elle rentrait plein pot dans ma catégorie neuneux/nunuches. Et qu'elle voulait éviter de me balancer le restant de son thé à la figure (elle semblait en avoir une envie folle)
La présentation de Bernard Baertschi que Samia nous propose est très intéressante et fait réfléchir. Il faudrait peut-être faire un arbre phylogénique des diverses philosophies écologiques.

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